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La légende du Tabarmukk

Les trois sources d’un même fleuve.

 

Comme l’on quitte la maisonnée avec l’intention d’en revenir les bras chargés des victuailles du marché,

nous sommes parti un jour à la recherche de la signification exacte de Tabarmukk.

Et tel le rouge-gorge qui revient au nid le bec plein, nous nous en sommes retournés avec les trois petites histoires que voici.

 

Il y a bien longtemps, au temps d’Harun al-Rashid, vivait à Damas une riche famille de sultans appelés Barmekid.

D’illustre lignée, cette famille était reconnue pour sa grande générosité, son amour pour les arts et les sciences.

Sa cour était emplie de savants et de peintres. Chacun s’enorgueillit d’en être l’ami, le proche ou le parent.

Or, une particularité de la langue a permis à beaucoup de s’apparenter à la famille sans pour autant en usurper le titre.

En faisant précéder le nom d’une personne du préfixe TA, on obtenait un nouveau mot qui voulait dire : faire à la manière de . . .

Le Tabarmékid (devenu Tabarmukk) était donc celui qui faisait « à la manière de cette famille ».

Le Tabarmukk avait donc dans ses actes un comportement riche, noble et généreux.

 

Notre quête commençait donc par une question riche en espoir : Sommes-nous, nous aussi, des Tabarmukk ?

 

Coule, coule l’eau sous le pont.

 

Puis, plus tard, trouvé par hasard sur une vielle étagère poussiéreuse, branlante et à demi éclairée par la lune,

un vieux manuscrit nous a proposé, lors d’un voyage dans les pays d’Orient, une deuxième source pour Tabarmukk.

Ce terme curieux viendrait de deux mots du patois des environs de Damas au XII° siècle : 

« Teber » qui veut dire « Poussière d’Or » et « Mekken » qui veut dire « il n’y en a pas » !

Le Tabarmukk aurait-il donc la faculté de faire apparaître l’Or du néant ?

 

Notre quête se précisait alors d’une deuxième question aussi riche que la première :

Saurons nous trouver l’Or dans le sable du désert ?

 

Coule, coule l’eau sous le pont.

 

Et enfin, au détour d’une rue serpentine, dans le souk d’une petite ville au bord du désert,

la troisième source nous fut racontée par un vieil homme aveugle.

« Tabarmukk vient d’une histoire vraie, nous dit-il, dans laquelle un marchand persuada un sultan

qu’il était capable de faire de l’Or avec un grand nombre d’ingrédients mêlés à quelques boulettes

d’une pâte venue d’un lointain pays : le Tabarmukk. En faisant fondre le tout,

on pouvait voir couler du creuset une petite quantité d’or. Les boulettes qu’il avait lui-même confectionnées étaient truquées.

Le marchand, grand conteur, donna la fable. Le sultan, spectateur privilégié, vit ce qu’il voulait voir. »

Le vieil homme parti d’un rire franc et nous restâmes là, le sac plein d’une nouvelle interprétation.

 

Alors vint la troisième question : saurons-nous transmuter en Or ce que nous touchons ?

 

Coule, coule l’eau sous le pont.

 

Transformer en or ce que nous faisons en nous enrichissant nous-même et les autres,

se mettre au service du beau, améliorer le quotidien et l’humain : ne serait-ce pas là une belle définition de l’art ?

 

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